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Aujourd’hui en France, le propos dit antisémite, raciste ou homophobe est le crime suprême. Pour les autorités de ce pays, président, gouvernement, majorité d’élus, l’auteur de ce crime suprême se trouve parmi ceux qui aujourd’hui participe au Canon français ou manifeste avec la confédération paysanne, hier il était Gilet jaune ou opposé à la vaccination obligatoire. Pour simplifier, le criminel potentiel est celui qualifié par les belles âmes de franchouillard, le Français détesté par ceux qui tiennent l’Etat, les élites autoproclamées et les partis politiques en général voire ceux de gauche en particulier.

Aussi une attention soutenue doit être maintenue à l’égard du Français de base afin de poursuivre et de sanctionner tout dérapage verbal de sa part. C’est la mission attribuée à la police, à la gendarmerie, aux procureurs et aux parquets que la masse de leurs agents a acceptée sans moufter. Tout ce qui n’est pas expressément toléré est rigoureusement interdit telle est la règle que les autorités substituent à la liberté d’expression.
Un mot en public ou sur internet en référence aux massacres au Proche-Orient, aux comportements inadmissibles de communautés d’origine étrangère ou à la sexualisation outrancière des enfants, et voilà la maréchaussée qui débarque au domicile ou qui interdit un spectacle. Les exemples sont légion et les condamnations qui s’ensuivent aussi nombreuses. Tout ce que le pays compte de fonctionnaires chargés de protéger l’intégrité des personnes et des biens, est désormais mobilisé à cette fin et tous ceux qui tentent de s’y substituer sont poursuivis. Voilà où le régime Macron a conduit le pays.

Alors aujourd’hui, on pleure une petite compatriote dont tout laisse à croire qu’elle a été assassinée par un individu dangereux et identifié de longue date. La nation est en émoi. Elle s’interroge à juste titre sur ce que font pour la protéger ceux qui sont payés par ses impôts pour se faire. Elle réalise que ceux-ci ont une autre mission que celle pour laquelle ils étaient communément mandatés. La colère populaire très haute monte encore d’un cran.
Alors, le pouvoir prend peur. Il lui faut mettre en place des contrefeux. Macron s’indigne, le ministre de la justice s’indigne… Il leur faut un coupable, non un bouc émissaire qui les remplace devant la vindicte populaire.

Des manifestations sont organisées lundi devant les tribunaux. Certes, il faut y participer mais les mots d’ordre ne doivent pas oublier Macron et son gouvernement. Ce sont eux les véritables coupables. Quant à l’administration de la justice, elle est comme tous les services de l’Etat, en décrépitude avancée. Elle ne pourra pas continuer comme telle et avant même d’augmenter son budget, il faudra modifier son statut : d’autorité elle devra devenir le pouvoir judiciaire.