Lors de son discours de rentrée, l’ancien Premier ministre et patron de Renaissance a notamment prôné le recours à des « référendums réguliers ».
Lors de son discours de rentrée, l’ancien Premier ministre et patron de Renaissance a notamment prôné le recours à des « référendums réguliers ». Il a également évoqué la réduction du nombre de parlementaires, la suppression de strates de collectivités territoriales ainsi que « moins de voies de recours » sur le plan juridique « pour en finir avec ces recours à l’infini qui empoisonnent la vie de tant de personnes qui portent des projets partout dans notre pays ».
« Des voies de recours à l’infini, quitte à transformer la France en une espèce de vétocratie, c’est trop. Quatre strates de collectivités jusqu’à diluer toute responsabilité, c’est trop. Des milliers d’élus dans chacune de ces strates, c’est trop. 925 parlementaires, c’est trop. Des centaines d’instances qui vident l’action publique de sa substance, c’est trop. Alors, mes chers amis, osons ! », a lancé le député des Hauts-de-Seine.
Modifier la Constitution
Promettant, un « travail inédit » de Renaissance dans les 18 mois pour « proposer une remise à plat de notre organisation institutionnelle », Gabriel Attal a invité à chercher une « pratique du pouvoir différente, fondée sur la confiance, où chacun assume ses responsabilités ».
L’ex-Premier ministre a également proposé de réformer la Constitution et d’y introduire un principe de « non-régression sociétale », sur le modèle de la non-régression environnementale. « Inscrivons-y un principe de non-régression sociétale pour qu’aucune loi ne puisse revenir sur les droits, sur les progrès, sur les conquêtes obtenues de haute lutte pour l’égalité, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité selon les orientations sexuelles, selon les choix de chacun », a-t-il lancé.
Pas question néanmoins pour lui d’appeler à une VIe République, ni de remettre en cause l’architecture de la Ve : « le Président de la République doit rester notre clé de voûte. Le Parlement doit continuer à contrôler le gouvernement. Le Conseil constitutionnel doit rester notre juridiction suprême ».