Examinons le contexte international
Il y a deux points chauds : l’Ukraine et le Proche-Orient. Dans les deux conflits, l’occident est belligérant. Si la France est partie prenante au Proche-Orient, son soutien à Israël est plus discret que son soutien à l’Ukraine. Or, la fin de l’état ukrainien et son démantèlement est la perspective la plus plausible après la défaite ou la capitulation sans condition de Kiev. Les dommages causés par Zelinski et sa clique à l’Ukraine sont inestimables, mais ceux causés aux oblasts de la nouvelle Russie ont aussi un prix. Sera-t-il à payer par les seuls ukrainiens le restant ou sera-t-il étendu à tous les soutiens de Zelinski ? Il ne serait pas illogique que tous ceux qui ont contribué au déclenchement de l’opération spéciale russe et à la perpétuation de la guerre en fournissant matériels et financements soient conviés à la réparation des dommages causés à la nouvelle Russie. Il y a de grandes chances que celle-ci l’exige de l’Occident. Tel est le statut des perdants de toute guerre.
La défaite de l’occident dans cette guerre imposée à la Russie ne sera pas sans conséquence sur les organisations qui l’ont conduite. En premier lieu, l’OTAN qui verra sa pérennité remise en cause. Dans plusieurs des pays européens membres, des voix s’élèvent pour quitter l’alliance, à commencer par celle de l’AFD en passe de prendre le pouvoir en Allemagne. Les États-Unis, qui furent les promoteurs de l’OTAN, ne sont plus en mesure de la maintenir pour plusieurs raisons : financier, leur endettement abyssal reste protégé par la suprématie du dollar dont on perçoit désormais la fin ; économique, par sa puissance industrielle, la Chine prend le leadership du monde ; politique, la montée en puissance des BRICS se traduit par un isolement croissant des États-Unis et de l’occident en général : militaires, les États-Unis s’avèrent impuissants à écraser l’Iran et leurs installations aux Proche-Orient sont menacées. Les États-Unis seront contraints de quitter une grande partie de l’Eurasie qu’ils pensaient dominer définitivement à la fin du siècle dernier.
L’Union européenne est dans une situation analogue. Son existence en tant que structure fédérale qui ne dit pas son nom, est en jeu. Des forces en son sein refusent cette finalité. Son rôle désormais en tant que principal organisateur et contributeur de l’agression contre la Russie, vont accélérer sa chute. Certes l’Union européenne est en passe de soutenir l’Ukraine jusqu’à sa fin. Elle qualifie de démocratie l’Ukraine, un des états le plus tordus de la planète avec le Kosovo albanais, où tous les trafics et crimes sont possibles, qu’elle veut ranger sous sa bannière. Un tel organisme a peu de chance de survie. L’Union européenne sombrera avec l’état kiévien et ses animateurs, madame Van der Layen et les autres du Conseil et de la Commission, rendront compte des raisons de leur participation à la guerre contre la Russie. Les peuples européens ne pourront à l’évidence maintenir leur soutien à l’organisation criminelle qu’est devenue l’Union européenne avec le Covid et l’Ukraine. Ils devront cesser de la financer, la quitter le plus rapidement possible et chercher de nouvelles formes de coopération entre eux où la domination de l’état le plus fort n’existera plus. Certes la tentation persistera au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, d’un engagement militaire contre la Russie, mais les conséquences seront trop lourdes pour que des illuminés s’y engagent.
La situation internationale est défavorable pour qu’un candidat européiste à l’élection présidentielle française puisse en tirer quelconque avantage.
La situation en France
Il ne s’agit pas ici de développer ce que tout le monde peut constater : La France connaît un déclassement sans précédent de tous les domaines de l’action publique. Cette situation est le fruit de la dépendance dans laquelle se trouve le pays dirigé par une équipe qu’on peut qualifier de parti de l’étranger.
Le candidat de la France doit être à l’initiative pour sortir d’une Union européenne qui nous entraîne vers l’abîme. Les présidents depuis Sarkozy, et à commencer par lui, ont transgressé le verdict sorti des urnes lors du référendum de 2005. Ils ont choisi le coup d’État avec la complicité du législateur. Cette forfaiture est admise par la majorité de la classe politique française, car aucun des candidats en lice actuellement n’est porteur de cette exigence. Il faudra que le peuple français trouve cette personnalité dont l’élection à la présidence sera la validation du choix du peuple français en 2005. Sans cette exigence, la démocratie française qui n’existe plus transforme tout programme électoral en imposture.
Pourquoi ?
Les principes et les normes concernant l’énergie, l’industrie, les productions agricoles, soit ce qui fonde la richesse d’un pays, sont définis par l’Union européenne. Tout le monde peut constater l’arrêt de la production de richesses dans notre pays. Année après année, il a fallu combler des déficits croissants dont le montant cumulé dépasse maintenant 3500 milliards d’€. Le zéro, voire en dessous, traduit désormais l’état de la croissance française. Si ces principes et ces normes affectent profondément les conditions de vie et de travail des Français déjà soumis à la concurrence de l’immigration, la croissance obtenue étant nulle, le gâteau à partager se réduit. Aucune amélioration des conditions de vie de la masse des Français n’est envisageable dans ce contexte, pire, les gouvernants envisagent de pressurer encore les Français pour suivre d’autres consignes imposées par Bruxelles. Si Bruxelles peut décider de tout nous concernant, c’est parce que le parti de l’étranger aux commandes, de droite comme de gauche, lui a cédé tous les attributs de notre souveraineté, c’est-à-dire « … le pouvoir de commander et de contraindre sans être ni commandé ni contraint ».
Les attributs de la souveraineté
- La France ne produit plus ses lois, mais adapte les directives de l’Union européenne.
- La France a perdu sa monnaie au profit de l’euro géré par la banque européenne.
- L’engagement militaire est du ressort de l’OTAN. Organisme militaire (dirigé par les États-Unis) de fait de l’Union.
- Les conditions du peuplement de la France ou l’immigration sont dictées par Bruxelles.
Reprendre ces attributs de souveraineté est un impératif.
C’est à cet objectif que sera perçue la personnalité digne d’être le président de tous les Français.
La campagne électorale de la présidentielle se résumera à cette proposition : qui doit diriger la France ?
Le parti de l’étranger ou un patriote.
Tout le reste ne sera que littérature.