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En Saxe-Anhalt, le vote en faveur de l’AfD illustre la volonté de préserver l’identité nationale face au modèle européen.
Ce scrutin concrétise ainsi la revanche des Allemands de l’Est contre les séquelles économiques subies lors de la réunification.

Les allemands de Saxe-Anhalt ont voté.
Ce land de l’est, entre Hanovre et Berlin, dont la capitale est Magdebourg était convoité par l’Afd. Ce parti, l’Alternativ fur Deutschland, est d’extrême droite comme le Rassemblement National. Ce qualificatif galvaudé « extrême droite » s’applique à tous ceux qui accordent la primauté au territoire de leurs ancêtres qu’ils souhaitent conserver et embellir, à leur patrie ou à leur nation. Ceux-là sont condamnables selon le principe mélanchonesque que le métissage est l’avenir de l’humanité ou selon le principe européiste que le droit européen est supérieur aux droits nationaux.
La ligne de fracture est là. Entre ceux qui souhaitent conserver leur identité et ceux qui veulent la diluer dans un magma forcément manipulable par des forces occultes.

L’Allemagne de l’est, lorsqu’elle existait encore, était considérée comme une puissance avec laquelle la France se devait de parler. Compte tenu de notre histoire commune, l’existence de deux Allemagnes n’était pas pour nous déplaire. « J’aime tellement l’Allemagne que je suis ravi qu’il y en ait deux » disait François Mauriac.

Quand l’URSS rencontrât des difficultés existentielles l’attrait de l’Occident par les Allemands de l’est fut si fort qu’ils acceptèrent de se faire acheter. Leur mark, plus faible que le mark ouest, fut converti à égalité. Ce cadeau du chancelier de l’époque n’était pas gratuit. Il fallut que ceux devenus des Ossies remboursent. L’économie « de marché » fut à la manœuvre. Le capitalisme rhénan s’empara des entreprises de l’est, les pilla et déclencha un chômage inouï.
Ce qui se passe aujourd’hui participe de la revanche des Allemands de l’est.